Aujourd'hui, je me suis renseignée sur les études féministes à l'Université Laval. Comme j'avais compris en consultant le site web, il s'agit d'un DESS de 30 crédits. Il est possible de le faire en même temps qu'une maîtrise, mais cela augmente nécessairement le nombre de cours à suivre. Des ajustements sont possibles, mais ça demeure deux diplômes différents. Comme le sujet m'intéresse, ce n'est pas tellement un problème. Toutefois, j'écarte de plus en plus la possibilité de faire mes études de deuxième cycle à temps partiel, comme j'ai toujours pensé faire (mais bon, j'ai toujours pensé que je ne ferais pas de maîtrise en éducation, aussi...) Étant donné que j'aime bien mon statut d'étudiante, cela ne me dérange pas particulièrement non plus.

Le problème, c'est que j'ai peur d'être surqualifiée. Après tout, j'aurai bientôt un baccalauréat en enseignement au secondaire et un certificat en littérature. Je souhaite faire une maîtrise. J'aurais un DESS en plus? Et tout ça, sans jamais avoir enseigné dans une polyvalente?

Je ne sais pas comment fonctionnent ni le monde du travail ni les échelles salariales, mais je crois qu'elles se fient au nombre d'années d'études. Je commence à en avoir pas mal. Est-ce qu'une école hésiterait à m'engager parce qu'elle devrait me payer trop? Est-ce qu'une trop grande expérience de recherche pourrait me nuire dans l'obtention d'un emploi de praticienne?

Je veux enseigner au secondaire. Je ne m'y sens pas prête encore. Je veux aussi, éventuellement, être chargée de cours à l'université. Je ne peux le faire sans avoir une expérience sur le terrain. Étudiante, j'ai toujours trouvé absurde de recevoir des cours de gens n'ayant aucune expérience sur le terrain. Et je sais comment les étudiants peuvent être cruels...

Fais-je le bon choix en me lançant ainsi dans les études supérieures? Peut-être que mes craintes ne sont pas du tout fondées, mais je me pose de sérieuses questions sur ma démarche, en ce moment.

Peut-on être trop qualifié?